Histoire de la ville : urbanisme et architecture " La ville dans l'Antiquité "
La ville dans l'Antiquité :
Il y a environ 5000 ans, dans les riches vallées du Proche Orient, des villages se transforment en villes.
L'agriculture néolithique est désormais capable d'entretenir une nombreuse population d'artisans qui se spécialisent, de marchands, de prêtres et de guerriers.
Mésopotamie :
Les villes de haute Mésopotamie sont généralement bâties d'abord sur des hauteurs, et conquièrent ensuite la terre en contrebas avec l'extension de l'espace bâti, ou encore pour aménager un port. On parvient ainsi petit à petit à une organisation opposant la ville haute, centre administratif, religieux et militaire, souvent protégé par une enceinte, à la ville basse résidentielle et artisanale. Babylone, Ur, Ninive... deviennent le siège du pouvoir civil et religieux, qui assure sa visibilité en parant les cités de monuments prestigieux, de jardins, de temples. La ville étend, par ailleurs, sa protection sur les villages alentour, dont elle dépend pour les approvisionnements alimentaires. L'apparition des villes au Proche-Orient, IV-IIIème millénaire Les premières villes du monde La ville en Mésopotamie Çatal Höyük Jericho Les principales villes de Mésopotamie au 2ème millénaire avant J.C. La fabrication des briques d'argile La ziggurat de Chogazanbil, Iran Le temple d'Ishtar à Babylone Babylone et ses jardins suspendus Egypte Le temple de Karnak à Thèbes L'allée des Sphinx à Karnak Les ruines de Tel El Amarna, vaste cité dans le delta du Nil Image du phare d'Alexandrie L'Egypte et la naissance des villes Science et avenir, août 2008 Grèce Dans les petits royaume grecs isolés par le relief et en lutte les uns avec les autres, les rassemblements humains se font surtout dans des forteresses, tels Thyrinthe et Mycènes. Certaines deviennent peu à peu des villes, comme Athènes ou Sparte. La ville haute – l'acropolis – où se trouvent les temples, reste le lieu refuge ; la ville basse est dédiée aux activités commerciales et à la vie civile sur l'agora. De nouveaux quartiers se développent par spécialisation professionnelle, tels ceux du Céramique (pour les forgerons et potiers) et du Pirée (pour le commerce et la construction navale) à Athènes. L'urbanisme dans la Grèce antique Phaïstos, palais et aussi lieu de vie pour une communauté (Crète minoenne) Les murailles de Mycènes et la porte des Lions Les trois ordres de l'architecture grecque : dorique, ionique, corinthien L'architecture des temples grecs L'Acropole d'Athènes Au début, les villes s'agrandissent de manière anarchique, sans plan préconçu, au gré des aspérités du terrain. Avec Hyppodamos de Milet apparaît le tracé géométrique des villes (vers – 500) : des rues se coupant à angle droit, des secteurs regroupant les habitants selon leur classe sociale (prêtres, guerriers, artisans...). Pour ces nouvelles villes grecques, le centre n’est plus ni l’acropole, ni l’agora, mais la mer, autour de laquelle se forme l’échiquier des rues. Ce type de villes se retrouve aussi dans les villes de Grande Grèce fondé par les émigrants (Agrigente, Naples...) et le modèle ainsi se répand. Plus tard, les Romains exporteront partout ce modèle géométrique. On retrouve la même trame dans nos villes aujourd'hui. Plan de la ville de Milet en Grèce d'Asie Mineure Rome «La Ville», Rome : le rite légendaire de sa fondation est un héritage étrusque ( consultation des auspices, tracé, consécration par des sacrifices...) La cité aux sept collines, avec son style de vie déjà confortable, possède très vite un grand pouvoir d'attraction. C'est à l'origine un village qui se transformera peu à peu en cité, puis en quelque sorte en «ville mondiale» (monde romain s'entend) ; tous les habitants de l'Empire romain auront la citoyenneté romaine. L'Urbs se confond dés lors avec l'Orbis. Le monde est unifié, pourvu de garnisons, entouré de murs (le limes) et parcouru de routes comme une seule et même ville. Le décor de la cité est en rapport avec son prestige et avec le souhait des dirigeants de garantir au peuple romain «le pain et les jeux» : lieux de pouvoir, lieux de spectacles, thermes, adduction d'eau, assainissement, arcs de triomphe... Les cités romaines restent basées sur le modèle grec, avant de connaître une période de déclin liée aux invasions barbares du IIIe siècle.
Le Forum romain Le Colisée L'arc de triomphe de Constantin Les thermes de Caracalla Les vestiges d'aqueduc à Rome Une rue de Rome au pavage antique La via Appia La Rome impériale Théâtre romain de Lyon Les arènes de nimes La Maison Carrée à Nimes Le pont du Gard Plan de la Lutèce gallo romaine avec le tracé des rues qui respecte le principe romain du cardo Nord-Sud et du decumanus Est-Ouest, inspiré du plan des camps militaires romains.
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